« Heureusement que les femmes occupant un poste de direction dans un environnement technique ne sont plus une exception. »

Florence Berbers, ROCC Deputy Manager
En coulisses
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8 mars 2021

Florence Berbers – âgée de 35 ans et résidant à Wavre, ville située un peu au sud de Bruxelles – travaille depuis 2010 pour Air Liquide. Il y a quelques mois, elle a été nommée deputy manager du centre de contrôle à distance d’Air Liquide (ROCC) à Evere…

À l’origine, Florence ne connaissait pas Air Liquide mais lorsqu’elle est tombée sur une description de fonction intéressante publiée par l’entreprise française en question, elle n’a pas hésité à immédiatement postuler. Et ce, avec succès ! C’est ainsi qu’elle a donc pu intégrer le centre ROCC en 2010. Ce département assure une supervision des réseaux de gazoducs d’Air Liquide, longs de plusieurs milliers de kilomètres.

Quatre ans plus tard, Florence quitte le centre de contrôle ROCC pour rejoindre la branche médicale d’Air Liquide, où elle travaille pendant quatre ans pour le département soins à domicile (Home Care). Après huit ans de service, elle décide en 2018 de déménager en Suède avec sa famille. Air Liquide n’a pas de poste adéquat à lui proposer là-bas ; elle est donc obligée de quitter l’entreprise.

Retour au centre de contrôle à distance ROCC
Fin 2020, Florence revient en Belgique et se remet au travail… au département ROCC d’Air Liquide. Vu ses bons états de service et comme le ROCC étend à cette période son champ d’activité, Florence est ainsi nommée deputy manager.

« Le ROCC étant devenu trop grand pour être dirigé par un seul manager, le besoin d’engager un deputy manager s’est fait sentir. Et je suis entrée en scène à ce moment précis, cela tombait bien. »

« Il y a une vingtaine de personnes au département ROCC, qui travaillent 24/7 en équipes et sont supervisés par un manager, car les gazoducs et les usines doivent naturellement être surveillés en permanence. Ils sont assistés par un certain nombre de managers (gestion des différents réseaux, méthodes et formation, gestion de projet). Et pour finir, il y a le manager du ROCC et moi-même. »

Grandir et évoluer dans un environnement en majorité masculine
Durant son enfance, Florence ne rêvait pas d’études scientifiques ou d’un emploi dans une entreprise industrielle. Au cours de sa formation, elle s’est néanmoins de plus en plus intéressée aux mathématiques et aux sciences, et a commencé à envisager de suivre une formation dans le domaine scientifique. Elle a finalement décidé de participer à l’examen d’entrée pour devenir ingénieur civil.

Florence réussit l’examen d’entrée et entame ensuite des études en Polytechnique – avec une spécialisation en génie biomédical – à l’université de Louvain-La-Neuve. « La grande majorité des étudiants étaient des garçons, environ 90 %, mais cela ne m’a pas dérangée. J’ai grandi aux côtés de trois frères plus âgés, j’étais donc déjà habituée à cette majorité masculine. »

Ce sont aussi majoritairement des hommes qui travaillent au sein du ROCC. « C’est un fait, mais en réalité cela ne fait aucune différence. Tout le monde est traité de la même manière. Je le remarque également quand je suis en contact avec nos clients. Personne ne s’étonne plus que cela de s’entretenir avec une femme au téléphone. Cela fait heureusement longtemps que les femmes occupant un poste de direction dans un environnement technique ne sont plus une exception. »

« Selon moi, Air Liquide gère cette question de genre parfaitement. Beaucoup de femmes occupent ici des fonctions dirigeantes, même s’il s’agit de postes résolument techniques. Parfois, une femme doit se rendre sur site en bleu de travail pour résoudre un problème, cela fait partie du job. »

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