Durabilité : ancrée dans notre mode de pensée et un levier de la création de valeur

Journée développement durable
Grande Industrie
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2 juin 2021

A l’occasion de la Journée de développement durable le 23 mars 2021, Air Liquide a présenté sa nouvelle stratégie « Environmental, Social & Governance ». Il va de soi que la réduction des émissions de CO2 joue ici un rôle important.

« En 2018, nous indiquions déjà que, d’ici 2025, nous voulions réduire notre intensité carbone1 de 30 % par rapport à 2015 », explique Dena Bouâli, Directrice des Technologies et Transformation Energie  chez Air Liquide. « Bien que nos activités poursuivent leur croissance rapide, entre autres avec l’ambition de multiplier par trois notre production d’hydrogène avant 2035, nous nous engageons donc aussi aujourd’hui à faire baisser nos émissions de CO2 en valeur absolue :  nous nous fixons un objectif, d’ici 2035, de diminuer nos émissions scope 1 (émissions de CO2 directes, causées par nos propres sources au sein de l’entreprise) et scope 2 (émissions de CO2 indirectes, causée par l’utilisation de sources d’énergie achetées) de 33 % par rapport à 2020. Nous maintenons ainsi le cap vers notre objectif final : parvenir à une neutralité carbone totale d’ici 2050 ».

Cette stratégie ne se limite toutefois pas à réduire les propres émissions de CO2 de l’entreprise, car Air Liquide souhaite mettre des solutions techniques bas carbone, telles que la capture de CO2 avec le CryoCap, à la disposition de ses clients.

1,2 million de tonnes d’hydrogène
Il est clair que l’hydrogène jouera bientôt un rôle clé dans le cadre de la transition énergétique mondiale. Concrètement, on s’attend à ce qu’environ 18 % de la demande énergétique mondiale puisse être comblée avec l’hydrogène d’ici 2050.

C’est la raison pour laquelle Air Liquide mise pleinement sur le développement de technologies et méthodes permettant de renforcer et d’optimiser la production et la distribution d’hydrogène pauvre en carbone à grande échelle.

« Grâce à nos recherches et à nos longues années d’expérience, Air Liquide est devenu un accélérateur important au sein de l’industrie de l’hydrogène. Nous utilisons entre-temps plus de 50 unités de production d’hydrogène qui génèrent ensemble près de 1,2 million de tonnes d’hydrogène par an. Nous l’acheminons chez nos clients via des conduites d’hydrogène – pas moins de 1 800 km au Benelux – et par des semi-remorques dédiées au transport de l’hydrogène. »

« Grâce à nos activités liées à l’hydrogène, nous apportons non seulement une contribution importante à la création d’une société durable, mais nous générons aussi un chiffre d’affaires d’environ 2 milliards € par an. De cette manière, la durabilité devient aussi un levier puissant de la création de valeur. »

Hydrogène renouvelable et bas carbone
Ces dernières années, Air Liquide a travaillé activement à l’amélioration de l’efficacité de ses unités de production d’hydrogène. La nouvelle usine d’hydrogène SMR-X à Anvers en est un bon exemple. « Mais ces interventions ne sont pas encore suffisantes pour pouvoir réaliser toutes nos ambitions. »

Afin de pouvoir réaliser un changement d’une ampleur suffisante, deux possibilités s’offrent à nous : la production d’hydrogène renouvelable via l’électrolyse ou la production d’hydrogène bas carbone via le captage et le stockage du CO2. « C’est pourquoi nous voulons intensifier fortement la production d’hydrogène renouvelable – à base d’électricité issue de sources d’énergie renouvelables. Air Liquide a l’ambition d’investir dans 3 gigawatts de capacité d’électrolyse avant 2035. L’objectif est de pouvoir déjà mettre en service aux Pays-Bas une première unité de production d’hydrogène par électrolyse de 200 mégawatts d’ici 2024. L’implémentation à plus grande échelle pourrait ensuite se dérouler rapidement. »

« Mais étant donné qu’il faudra encore attendre un peu avant que l’hydrogène renouvelable soit disponible et abordable à grande échelle, nous voulons dans un même temps renforcer la production d’hydrogène bas carbone. L’hydrogène bas carbone est fabriqué de manière traditionnelle, mais le CO2 libéré lors du processus est capté par une unité CryoCap et est ensuite stocké de manière durable dans les fonds marins (CCS, Carbon Capture and Storage). »

Porthos & Antwerp@C
Ces dernières années, Air Liquide a participé à la mise en œuvre de deux grands projets de Carbon Capture & Storage (CCS) – Porthos et Antwer@C – à Rotterdam et à Anvers. Pour les deux projets, Air Liquide investira entre autres dans des unités CryoCap permettant de capter le CO2 émis par l’industrie. Le CO2 est ensuite comprimé et transporté, sous forme gazeuse ou liquide, vers un ancien champ gazier – situé à quelques kilomètres sous le fond de la mer – pour y être stocké de manière permanente.

« Nous collaborons à cet effet avec plusieurs partenaires industriels importants, tels que BASF, Exxon, Shell, Total, Equinor, DOW et ArcelorMittal, ainsi qu’avec des parties locales, comme les ports d’Anvers et de Rotterdam, Fluxys et Gasunie. Afin de permettre la transition énergétique à grande échelle, il est en effet essentiel d’unir ses forces. »

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